Le temps passe vraiment trop vite. Nous venons juste de raconter notre dernier week-end que je me rends compte que j'ai oublié de parler d'autre chose : la fête de Setsubun.
Grâce au Mame-maki, la fête de Setsubun est toujours un événement traditionnel très populaire au Japon. Des célébrations pour Setsubun se tiennent dans les temples bouddhistes et les sanctuaires Shinto dans tout le pays. Les prêtres et des invités jettent au public les haricots, des petites enveloppes avec de l'argent, des bonbons, des sucreries et d'autres prix. Dans certains temples plus grands, il y a même des célébrités et des lutteurs de Sumo qui participent. Beaucoup de gens viennent et l'événement peut devenir presque sauvage, chacun poussant et essayant de saisir l’un des cadeaux jetés en l'air depuis l’estrade surélevée. ce jour là, nous sommes d’abord allés au temple de Zoujouji, à côté de la tour de Tokyo, le matin pour voir cette célébration. Une grande foule était déjà là, attendant l’arrivée des célébrités qui leur jetteront des cadeaux.
La fête de Setsubun et la cérémonie associée de Mamemaki est l’une de ces coutumes superstitieuses très observées par les japonais. Pour nous, c'est surtout une occasion de sortir visiter quelques temples ou sanctuaires, de se divertir et de voir quelque chose typiquement japonais.
Bien, alors, qu’est-ce que c’est, me demandez-vous ? Vous avez certainement déjà entendu dire qu’au Japon, il y a quatre saisons distinctes: printemps, été, automne et hiver. Le mot Setsu-Bun signifie littéralement "division de saison" et se rapportait à l'origine aux jours marquant le changement d'une saison à l’autre — oui, ceci signifie qu'il y avait quatre Setsubun avant, alors qu’aujourd'hui seul le jour marquant la fin de l’hiver et le début du printemps selon le calendrier japonais traditionnel (Risshun) s'appelle par ce nom. La fête de Setsubun a été célébrée la semaine dernière, le 3 février.
C’est aussi à cette occasion qu’il est traditionnel pour les Japonais d’organiser une cérémonie de purification, le Mamemaki. Le quoi ? Mamemaki, lancer de haricots, pour exorciser les démons (appelés Oni) en leur jetant des haricots, tout en faisant, en même temps, bon accueil à la bonne fortune (Fuku). Dans la pratique, ils jettent des haricots tout autour de la maison, en criant "Oni wa soto! (dehors les démons) et “Fuku wa uchi” (dedans la bonne chance). Par cela, ils chassent les mauvais esprits et autres sources de malheur, et ils prient pour le bien-être de la famille et de bonnes affaires.
Lorsque le Mame-Maki est fini, chacun mange le nombre de haricots correspondant à son âge, plus un (dans certaines régions) pour apporter le bonheur pendant l'année à venir. On croit également qu'en faisant ainsi, les gens ne tomberont pas malades pendant cette année.
Les familles avec de petits enfants attendent ce jour avec un intérêt particulier, un peu comme les Américains attendent Halloween. Tout le monde s’amuse beaucoup. À la maison, une personne sera le diable ou le démon, qui prend habituellement la forme d'un goblin ou diablotin, et court tout autour de la maison, alors que les autres lui jettent des haricots en lui courant après. Dans certaines écoles, les élèves font des masques de goblin et s’amusent beaucoup à se courrier après en se lançant des haricots.
Pour vous donner une idée de ce qui se passe, l’annonceur a mentionné que cette année, quelques 35 millions de Yens (environ 280.000 euros) de marchandises et cadeaux devaient être balancés à la foule ce matin ! Il a également dit que la sécurité était cette année assurée par environ 350 officiers de police ! Oui, les choses peuvent effectivement devenir brutales lorsque les gens se poussent de tous les côtés pour essayer d'obtenir certains des articles jetés.
Après ceci, nous avons retrouvé notre amie G. à un autre endroit, le Kanda Myoji Shrine. C'est un endroit beaucoup plus petit mais la cérémonie y était également très chouette, avec pas mal de gens costumés. A nouveau, une grande quantité de haricots et de cadeaux a été jetée à la foule.

En plus de ces histoires de haricots et de démons que l’on retrouve plus ou moins à travers tout le Japon, il y a également quelques petites différences quant aux traditions d’une région à l’autre. Beaucoup de Japonais mettent du houx sur leur porte avec une tête de sardine, une gousse d'ail et un oignon. Ces talismans sont destinés à tenir les démons à distance. Pas mal de magasins en profitent pour vendre des décorations porte-bonheur. Une autre manière de se garantir une bonne année est de manger un rouleau de sushi spécial qui fait 20 cm de long, sans dire un mot, en se concentrant sur son voeu.
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Je suppose qu’il s'agit d’une sorte de virus contagieux, car moi aussi, je suis allé passer une journée à la Sushi Academy avec Akiko. Cette fois, l’idée était d’apprendre à faire des Sushi Maki, ou rouleaux de Sushi.
Nous avons commencé par le début — faire le riz vinaigré, un facteur très important sur la qualité et le goût final des sushis ou des rouleaux. Après cela, M. Kawasumi, notre prof, nous a expliqué quelques points importants sur les couteaux que nous utilisons, nous a montré quelques principes de base sur la manière de couper, et a mentionné deux trois détails sur la manière d’aiguiser les couteaux. S’il est sûr qu’il y a des vérités universelles, il y a des points qui sont absolument spécifiques au Japon.
Ensuite, nous avons travailler sur des Uramaki, des rouleaux inversés, plus connus sous le nom de Rouleaux Californiens. Ils sont en fait assez faciles à faire, lorsqu’on a bien assimilé les techniques et principes de base. Ce qui est important est la combinaison des ingrédients. Le rouleau californien comprend un morceau de laitue, du concombre, de l’avocat et un peu de Kani Kama ou crabe. Nous mettons également du Tobico ou oeufs de poisson volant sur le riz qui se trouve à l’extérieur.
le deuxième rouleau que nous avons fait, appelé “Dragon Rose”, contient simplement du crabe et du concombre à l’intérieur, et est recouvert d’une fine tranche de saumon à l’extérieur. 
le troisième rouleau s’appelle le “Rouleau Croustillant” — il contient une feuille de laitue, un peu d’anguille et une crevette en tempura (frite). Des graines de sésame sont parsemées sur le riz qui est autour. 
Et pour la finale, nous avons appris à faire les “Odairi Sama Maki” et les “Ohina Sama Maki” — représentation de l’Empereur et de l’Impératrice, et le rouleau de Sakura. — trois rouleaux de décoration, la spécialité de M. Kawasumi. Plutôt que d’essayer de les décrire avec des mots, nous avons décidé de les refaire (bon, d’accord, d’essayer de les refaire…) à la maison, et de prendre des photos de chaque étapes. Ce sera pour un prochain billet. 



















































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